_ Dany ça m’inquiète ! déclara Sarah à son interlocuteur à l’autre bout du fil. Elle n’est pas rentrée de toute la nuit.
_ Tu en as l’habitude ! la rassura-t-il. Cette fille est une vraie noctambule. Elle a du se trouver un nouveau Jules et décider de passer du bon temps avec lui.
Le ton amer de son ami lui indiqua qu’il en voulait toujours à Karen d’être ce qu’elle était.
Après avoir discuté encore cinq minutes avec Daniel, Sarah raccrocha. Elle était loin d’être rassurée. Il était vrai que Karen aimait sortir et s’amuser, mais jamais sans la prévenir. Elles vivaient ensemble depuis la fac.
Six ans déjà qu’elles partageaient le loyer, les loisirs et tous leurs secrets ; et le temps n’avait pas réussi à les séparer.
La jeune femme se mit à arpenter leur f3 nerveusement. Mais où pouvait bien se trouver Karen ? Daniel avait dit un nouveau Jules, mais Sarah en doutait. Avec sa grossesse, Karen avait autre chose que les hommes en tête ces dernières semaines.
_ Pff ! soupira Sarah. Daniel a peut-être raison. Mais je te jure que si c’est le cas Karen Miller, je te tue !
_ Ha ! ha ! ha !
Il avait installé des micros dans la chambre de Sarah et dans le salon de son appartement la veille de l’enlèvement de Karen. Il pouvait entendre tout ce qu’elle disait et bientôt, il pourrait la voir. Il voulait installer une caméra dans sa chambre avant la fin de la semaine.
Dans la voix de la jolie Sarah, il avait deviné toute son inquiétude.
_ Tu en as l’habitude ! la rassura-t-il. Cette fille est une vraie noctambule. Elle a du se trouver un nouveau Jules et décider de passer du bon temps avec lui.
Le ton amer de son ami lui indiqua qu’il en voulait toujours à Karen d’être ce qu’elle était.
Après avoir discuté encore cinq minutes avec Daniel, Sarah raccrocha. Elle était loin d’être rassurée. Il était vrai que Karen aimait sortir et s’amuser, mais jamais sans la prévenir. Elles vivaient ensemble depuis la fac.
Six ans déjà qu’elles partageaient le loyer, les loisirs et tous leurs secrets ; et le temps n’avait pas réussi à les séparer.
La jeune femme se mit à arpenter leur f3 nerveusement. Mais où pouvait bien se trouver Karen ? Daniel avait dit un nouveau Jules, mais Sarah en doutait. Avec sa grossesse, Karen avait autre chose que les hommes en tête ces dernières semaines.
_ Pff ! soupira Sarah. Daniel a peut-être raison. Mais je te jure que si c’est le cas Karen Miller, je te tue !
_ Ha ! ha ! ha !
Il avait installé des micros dans la chambre de Sarah et dans le salon de son appartement la veille de l’enlèvement de Karen. Il pouvait entendre tout ce qu’elle disait et bientôt, il pourrait la voir. Il voulait installer une caméra dans sa chambre avant la fin de la semaine.
Dans la voix de la jolie Sarah, il avait deviné toute son inquiétude.
Il regarda le corps nu étendu près de lui dans son lit et il sourit. La mort avait rendu Karen encore plus belle. Sarah serait bientôt à sa place. Une onde de plaisir le traversa et il regretta de ne pouvoir toucher Sarah à ce moment précis.
Sarah revenait tout juste du commissariat. Karen n’avait toujours pas donné de signe de vie et cela faisait déjà plus de 48 heures. L’inquiétude la rongeait sans qu’elle puisse y remédier. C’était ce qui l’avait amenée à se rendre auprès des autorités afin de leur signaler sa disparition. Ils lui avaient clairement fait comprendre leur désintérêt pour cette affaire. Pour eux, il y avait des choses plus urgentes à régler que la disparition d’une adulte. Ils avaient même insinué que Karen s’était sans doute offerte une escapade en amoureux pour fuir sa colocataire trop envahissante. Elle avait quitté le poste de police folle de rage et toujours aussi inquiète. Elle était si nerveuse qu’elle décida d’appeler Daniel. Après de brefs échanges, il décida de rejoindre la jeune femme à son appartement.
_ Alors, que t’ont dit les flics ? demanda-t-il après l’avoir embrassée.
_ La même chose que toi ! soupira Sarah. Pour eux, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. C’est une adulte qui a sans doute voulut s’évader un peu avec son amant. Ils ont peut-être raison.
Une ombre de fatigue voila son doux regard noisette.
_ Tu as très peu dormi, n’est-ce pas ? demanda Daniel d’un ton paternel.
_ Peu ? Tu veux rire ? Ça fait deux nuits que je ne dors pas. Je te jure que quand elle rentre, je l’étrangle ! s’écria Sarah folle de rage.
En réalité, l’angoisse guidait sa colère. Depuis le soir de la disparition de Karen, elle avait l’étrange pressentiment qu’elle ne reverrait jamais son amie. Ses yeux s’embuèrent à cette pensée.
_ Ne t’inquiète pas, Sarah ! lui murmura Daniel en l’attirant dans ses bras.
Malgré la chaleur réconfortante du corps de Daniel, elle ne réussissait pas à se raisonner. Elle connaissait Karen mieux que quiconque et savait qu’elle ne s’absenterait pas sans la prévenir préalablement. Tout ceci était incompréhensible.
Sarah avait appelé tous les hôpitaux de la ville et rien. Elle avait peur pour son amie et pour le bébé. Elle ne cessait de les imaginer dans un fossé, morts.
Elle leva la tête pour regarder Daniel. Il ne savait pas pour le bébé et pour tout le reste. Comment réagirait-il en l’apprenant ?
La jeune femme se dégagea lentement des bras puissants de son ami et parcouru le salon du regard. Tout dans cette pièce lui faisait penser à Karen. Bien que se soit elle l’enseignante d’art plastique, c’était Karen qui avait vraiment du goût pour la décoration. Elle avait choisi la teinte violette qui recouvrait les murs ainsi que les fauteuils en marron chocolat. Tout ceci se mariait à merveilles avec l’épais tapis ivoire et les rideaux de la même couleur.
En posant les yeux sur la porte de la chambre de son amie, le courage lui manqua. Elle ne pourrait pas passer une nuit de plus seule dans cet appartement.
_ Tu veux bien rester ici ce soir ? demanda-t-elle dans un murmure sans lever les yeux. J’ai peur de rester toute seule.
