lundi 29 décembre 2014

L'étrangleur de Chicago (2)

Chapitre 1

Dany ça m’inquiète ! déclara Sarah à son interlocuteur à l’autre bout du fil. Elle n’est pas rentrée de toute la nuit.
_ Tu en as l’habitude ! la rassura-t-il. Cette fille est une vraie noctambule. Elle a du se trouver un nouveau Jules et décider de passer du bon temps avec lui.
Le ton amer de son ami lui indiqua qu’il en voulait toujours à Karen d’être ce qu’elle était.
Après avoir discuté encore cinq minutes avec Daniel, Sarah raccrocha. Elle était loin d’être rassurée. Il était vrai que Karen aimait sortir et s’amuser, mais jamais sans la prévenir. Elles vivaient ensemble depuis la fac.
Six ans déjà qu’elles partageaient le loyer, les loisirs et tous leurs secrets ; et le temps n’avait pas réussi à les séparer.
La jeune femme se mit à arpenter leur f3 nerveusement. Mais où pouvait bien se trouver Karen ? Daniel avait dit un nouveau Jules, mais Sarah en doutait. Avec sa grossesse, Karen avait autre chose que les hommes en tête ces dernières semaines.
_ Pff ! soupira Sarah. Daniel a peut-être raison. Mais je te jure que si c’est le cas Karen Miller, je te tue !

_ Ha ! ha ! ha !
Il avait installé des micros dans la chambre de Sarah et dans le salon de son appartement la veille de l’enlèvement de Karen. Il pouvait entendre tout ce qu’elle disait et bientôt, il pourrait la voir. Il voulait installer une caméra dans sa chambre avant la fin de la semaine.
Dans la voix de la jolie Sarah, il avait deviné toute son inquiétude.
Il regarda le corps nu étendu près de lui dans son lit et il sourit. La mort avait rendu Karen encore plus belle. Sarah serait bientôt à sa place. Une onde de plaisir le traversa et il regretta de ne pouvoir toucher Sarah à ce moment précis.

Sarah revenait tout juste du commissariat. Karen n’avait toujours pas donné de signe de vie et cela faisait déjà plus de 48 heures. L’inquiétude la rongeait sans qu’elle puisse y remédier. C’était ce qui l’avait amenée à se rendre auprès des autorités afin de leur signaler sa disparition. Ils lui avaient clairement fait comprendre leur désintérêt pour cette affaire. Pour eux, il y avait des choses plus urgentes à régler que la disparition d’une adulte. Ils avaient même insinué que Karen s’était sans doute offerte une escapade en amoureux pour fuir sa colocataire trop envahissante. Elle avait quitté le poste de police folle de rage et toujours aussi inquiète. Elle était si nerveuse qu’elle décida d’appeler Daniel. Après de brefs échanges, il décida de rejoindre la jeune femme à son appartement.
_ Alors, que t’ont dit les flics ? demanda-t-il après l’avoir embrassée. 
_ La même chose que toi ! soupira Sarah. Pour eux, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. C’est une adulte qui a sans doute voulut s’évader un peu avec son amant. Ils ont peut-être raison.
Une ombre de fatigue voila son doux regard noisette. 
_ Tu as très peu dormi, n’est-ce pas ? demanda Daniel d’un ton paternel.
_ Peu ? Tu veux rire ? Ça fait deux nuits que je ne dors pas. Je te jure que quand elle rentre, je l’étrangle ! s’écria Sarah folle de rage.
En réalité, l’angoisse guidait sa colère. Depuis le soir de la disparition de Karen, elle avait l’étrange pressentiment qu’elle ne reverrait jamais son amie. Ses yeux s’embuèrent à cette pensée.
_ Ne t’inquiète pas, Sarah ! lui murmura Daniel en l’attirant dans ses bras.
Malgré la chaleur réconfortante du corps de Daniel, elle ne réussissait pas à se raisonner. Elle connaissait Karen mieux que quiconque et savait qu’elle ne s’absenterait pas sans la prévenir préalablement. Tout ceci était incompréhensible.
Sarah avait appelé tous les hôpitaux de la ville et rien. Elle avait peur pour son amie et pour le bébé. Elle ne cessait de les imaginer dans un fossé, morts.
Elle leva la tête pour regarder Daniel. Il ne savait pas pour le bébé et pour tout le reste. Comment réagirait-il en l’apprenant ? 
La jeune femme se dégagea lentement des bras puissants de son ami et parcouru le salon du regard. Tout dans cette pièce lui faisait penser à Karen. Bien que se soit elle l’enseignante d’art plastique, c’était Karen qui avait vraiment du goût pour la décoration. Elle avait choisi la teinte violette qui recouvrait les murs ainsi que les fauteuils en marron chocolat. Tout ceci se mariait à merveilles avec l’épais tapis ivoire et les rideaux de la même couleur.
En posant les yeux sur la porte de la chambre de son amie, le courage lui manqua. Elle ne pourrait pas passer une nuit de plus seule dans cet appartement.
_ Tu veux bien rester ici ce soir ? demanda-t-elle dans un murmure sans lever les yeux. J’ai peur de rester toute seule.

dimanche 28 décembre 2014

L'étrangleur de Chicago : Prologue



17h05, indiquait sa montre. Elles allaient sortir pour se rendre à pied à l’école de danse. Deux mois déjà qu’elles faisaient de la danse. Il les avait vues évoluer dans la salle au son d’une salsa, d’une roumba ou encore d’un chachacha ha.
Qu’elle était belle dans ces moments là ! Elle ôtait ses lunettes et souriait. Elle n’avait plus l’aire sévère d’une maîtresse d’école. Elle semblait si vulnérable qu’il lui semblait pouvoir la casser en deux d’un seul doigt.
A l’idée de la toucher, il eut une violente érection. Comme se serait bon de pouvoir la posséder ! Il réprima un long frisson de désir.
Quelqu’un sortit de l’immeuble. C’était elle. Non pas l’objet de ses désirs, mais la garce qui les empêchait de s’aimer : Karen Miller. La première femme qu’il avait envie de tuer depuis un an.
Il la vit descendre les dernières marches, mettre ses lunettes solaires et se mettre en route pour l’école de danse.

Elle n’était pas avec Karen aujourd’hui. Elle devait travailler tard. C’était le moment idéal.
Il marcha derrière Karen, assez près pour qu’elle sente sa présence, mais pas trop pour ne pas l’effrayer.
Des deux, Karen était la plus belle et la plus sexy ; mais ce n’était pas d’elle qu’il était amoureux.
Karen était sexy, froide et condescendante ; elle, elle était belle, douce et chaleureuse.
Sans Karen et sa vilaine manie de fourrer son nez partout, aujourd’hui elle serait à lui. Sans Karen et ses moqueries, aujourd’hui il ne serait pas obliger de la tuer.
_ Mais qu’est-ce que tu fiches ici ? demanda Karen en se retournant. Tu me suis ?
Oh ! Ce sourire moqueur ne serait bientôt plus qu’un mauvais souvenir.
_ Arrête de te moquer ! ordonna-t-il d’une voix rauque.
_ Je ne peux pas ! Tu es si ridicule ! se moqua-t-elle encore.
Il jeta un œil autour d’eux. Il n’y avait personne dans ce coin reculé du parc. Un sourire vint illuminer son visage d’ange. Il lui sauta dessus et l’assomma d’un coup sur la tête. Il la traîna à l’abri d’un buisson en attendant la nuit et le moment de la ramener chez lui.


Karen se réveilla en sursaut. Elle avait fait un horrible cauchemar. On l’attaquait dans le parc en face de son immeuble. Elle regarda autour d’elle, cherchant sa peluche préférée pour la réconforter. Elle ouvrit grand les yeux. Elle ne se trouvait pas dans sa chambre et encore moins chez elle. Elle avait les mains ligotées ainsi que les pieds. Elle n’avait pas rêvé. Elle voulut hurler pour appeler au secours mais aucun son ne sortit d’entre ses lèvres. Soudain, une porte s’ouvrit. Elle entendit des pas et une respiration saccadée. Le lit s’affaissa du côté droit ; quelqu’un s’y était assis. Elle sentit une main humide se promener sur ses jambes nues et elle frissonna de dégoût. Cette main remonta lentement sur sa cuisse, puis sous sa jupe. La peur s’empara d’elle et elle pu enfin hurler.
_ Hurle tant que tu veux ma belle ! Personne ne peut t’entendre !
Elle se retourna pour voir qui lui parler car elle avait reconnu la voix de…. En croisant le regard de son agresseur, elle se mit à pleurer silencieusement. Il ne faisait aucun doute qu’il allait lui faire du mal.
_ Que me veux-tu ? sanglota-t-elle. Laisse-moi partir !
Il la regarda avec un sourire qui lui glaça le sang. Lentement, il entreprit de la déshabiller. Karen ouvrit des yeux de terreur. Il… il n’allait pas….
Il se déshabilla à son tour et s’allongea près d’elle.
_ Nous allons jouer un peu tous les deux, lui murmura-t-il à l’oreille. Tu vas connaître un grand bonheur ma belle ! Tu vas payer ton mépris et tes médisances !
Il partit dans un grand rire qui acheva d’effrayer la jeune femme. Elle sentit sa main se glisser entre ses jambes et ferma les yeux pour ne pas y penser. Il l’obligea à le regarder et sans autres fioritures il la pénétra avec violence.
Karen serra les dents pour ne pas hurler. Elle se remit à pleurer en priant le ciel qu’il la laisse partir une fois tout ça finit et qu’il ne fasse pas de mal au bébé.


Il l’avait violée à plusieurs reprises cette nuit-là. Au petit jour, Karen était exténuée. Elle n’avait qu’une idée en tête : réussir à s’enfuir et se venger de ce salaud de….
La porte de la chambre s’ouvrit. Elle ferma les yeux pour ne pas le voir.
_ L’heure est venue, Karen ! déclara-t-il. Regarde-moi !
Malgré elle, elle ouvrit les yeux et plongea son regarde bleu azur dans celui noisette de son agresseur.
_ Tu vas mourir, Karen ! ha !ha !ha !
La jeune femme ouvrit les yeux de terreur et se mit à hurler. Plus elle hurlait et plus il riait.
Il se pencha sur elle en tenant un objet dans sa main. Il fut pris d’une nouvelle érection, mais il n’était plus temps de badiner. Un large sourire sur les lèvres, il enroula l’objet autour du cou de sa victime et serra jusqu’à ce qu’elle ne respire plus.
Une fois morte, il se pencha sur son visage pour l’admirer. Qu’elle était belle maintenant ! Il embrassa tendrement ses lèvres. Il pensa à l’autre à la place de Karen et son excitation le reprit. Au bord de l’extase, il se mit à hurler son nom : Sarah !  

Bienvenue !

Bienvenue sur mon blog d'écriture ! Vous trouverez ici une ébauche de mes écrits et j'espère qu'ils vous plairont.
Je ne poste pas ces écrits dans l'espoir secret d'être publiée, mais pour le plaisir d'être lue et d'avoir un avis sur ce que j'écris. Je ne pense pas avoir un quelconque talent, mais j'aime écrire et comme mes textes me plaisent, j'ai envie de les partager avec les autres.
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