dimanche 28 décembre 2014

L'étrangleur de Chicago : Prologue



17h05, indiquait sa montre. Elles allaient sortir pour se rendre à pied à l’école de danse. Deux mois déjà qu’elles faisaient de la danse. Il les avait vues évoluer dans la salle au son d’une salsa, d’une roumba ou encore d’un chachacha ha.
Qu’elle était belle dans ces moments là ! Elle ôtait ses lunettes et souriait. Elle n’avait plus l’aire sévère d’une maîtresse d’école. Elle semblait si vulnérable qu’il lui semblait pouvoir la casser en deux d’un seul doigt.
A l’idée de la toucher, il eut une violente érection. Comme se serait bon de pouvoir la posséder ! Il réprima un long frisson de désir.
Quelqu’un sortit de l’immeuble. C’était elle. Non pas l’objet de ses désirs, mais la garce qui les empêchait de s’aimer : Karen Miller. La première femme qu’il avait envie de tuer depuis un an.
Il la vit descendre les dernières marches, mettre ses lunettes solaires et se mettre en route pour l’école de danse.

Elle n’était pas avec Karen aujourd’hui. Elle devait travailler tard. C’était le moment idéal.
Il marcha derrière Karen, assez près pour qu’elle sente sa présence, mais pas trop pour ne pas l’effrayer.
Des deux, Karen était la plus belle et la plus sexy ; mais ce n’était pas d’elle qu’il était amoureux.
Karen était sexy, froide et condescendante ; elle, elle était belle, douce et chaleureuse.
Sans Karen et sa vilaine manie de fourrer son nez partout, aujourd’hui elle serait à lui. Sans Karen et ses moqueries, aujourd’hui il ne serait pas obliger de la tuer.
_ Mais qu’est-ce que tu fiches ici ? demanda Karen en se retournant. Tu me suis ?
Oh ! Ce sourire moqueur ne serait bientôt plus qu’un mauvais souvenir.
_ Arrête de te moquer ! ordonna-t-il d’une voix rauque.
_ Je ne peux pas ! Tu es si ridicule ! se moqua-t-elle encore.
Il jeta un œil autour d’eux. Il n’y avait personne dans ce coin reculé du parc. Un sourire vint illuminer son visage d’ange. Il lui sauta dessus et l’assomma d’un coup sur la tête. Il la traîna à l’abri d’un buisson en attendant la nuit et le moment de la ramener chez lui.


Karen se réveilla en sursaut. Elle avait fait un horrible cauchemar. On l’attaquait dans le parc en face de son immeuble. Elle regarda autour d’elle, cherchant sa peluche préférée pour la réconforter. Elle ouvrit grand les yeux. Elle ne se trouvait pas dans sa chambre et encore moins chez elle. Elle avait les mains ligotées ainsi que les pieds. Elle n’avait pas rêvé. Elle voulut hurler pour appeler au secours mais aucun son ne sortit d’entre ses lèvres. Soudain, une porte s’ouvrit. Elle entendit des pas et une respiration saccadée. Le lit s’affaissa du côté droit ; quelqu’un s’y était assis. Elle sentit une main humide se promener sur ses jambes nues et elle frissonna de dégoût. Cette main remonta lentement sur sa cuisse, puis sous sa jupe. La peur s’empara d’elle et elle pu enfin hurler.
_ Hurle tant que tu veux ma belle ! Personne ne peut t’entendre !
Elle se retourna pour voir qui lui parler car elle avait reconnu la voix de…. En croisant le regard de son agresseur, elle se mit à pleurer silencieusement. Il ne faisait aucun doute qu’il allait lui faire du mal.
_ Que me veux-tu ? sanglota-t-elle. Laisse-moi partir !
Il la regarda avec un sourire qui lui glaça le sang. Lentement, il entreprit de la déshabiller. Karen ouvrit des yeux de terreur. Il… il n’allait pas….
Il se déshabilla à son tour et s’allongea près d’elle.
_ Nous allons jouer un peu tous les deux, lui murmura-t-il à l’oreille. Tu vas connaître un grand bonheur ma belle ! Tu vas payer ton mépris et tes médisances !
Il partit dans un grand rire qui acheva d’effrayer la jeune femme. Elle sentit sa main se glisser entre ses jambes et ferma les yeux pour ne pas y penser. Il l’obligea à le regarder et sans autres fioritures il la pénétra avec violence.
Karen serra les dents pour ne pas hurler. Elle se remit à pleurer en priant le ciel qu’il la laisse partir une fois tout ça finit et qu’il ne fasse pas de mal au bébé.


Il l’avait violée à plusieurs reprises cette nuit-là. Au petit jour, Karen était exténuée. Elle n’avait qu’une idée en tête : réussir à s’enfuir et se venger de ce salaud de….
La porte de la chambre s’ouvrit. Elle ferma les yeux pour ne pas le voir.
_ L’heure est venue, Karen ! déclara-t-il. Regarde-moi !
Malgré elle, elle ouvrit les yeux et plongea son regarde bleu azur dans celui noisette de son agresseur.
_ Tu vas mourir, Karen ! ha !ha !ha !
La jeune femme ouvrit les yeux de terreur et se mit à hurler. Plus elle hurlait et plus il riait.
Il se pencha sur elle en tenant un objet dans sa main. Il fut pris d’une nouvelle érection, mais il n’était plus temps de badiner. Un large sourire sur les lèvres, il enroula l’objet autour du cou de sa victime et serra jusqu’à ce qu’elle ne respire plus.
Une fois morte, il se pencha sur son visage pour l’admirer. Qu’elle était belle maintenant ! Il embrassa tendrement ses lèvres. Il pensa à l’autre à la place de Karen et son excitation le reprit. Au bord de l’extase, il se mit à hurler son nom : Sarah !  

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